RHF N°629

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Soins et territoires : agir ensemble

À l’approche des élections municipales, la question de l’accès aux soins s’impose comme un enjeu majeur. Selon l’enquête « Les Français et la santé locale » menée par la Fédération hospitalière de France avec l’institut Verian, 80 % des personnes interrogées ont été confrontées au renoncement aux soins au moins une fois au cours de l’année passée.

Dans de nombreuses communes, obtenir un rendez-vous médical, trouver un médecin traitant ou accéder à certains spécialistes relèvent désormais du parcours d’obstacles. Cette situation fragilise l’égalité d’accès aux soins, l’un des fondements de notre pacte social, alors même que les besoins de santé évoluent sous l’effet du vieillissement et de la progression des maladies chroniques.

Face à ces défis, une conviction s’impose : l’accès aux soins ne pourra être garanti que par la mobilisation collective et coordonnée des acteurs locaux. Hôpitaux publics, professionnels de ville, secteur médico-social, élus et acteurs de la prévention doivent agir de manière toujours plus étroite et structurée. La santé est désormais un enjeu territorial majeur, qui appelle des réponses nouvelles, au plus près des besoins des populations.

C’est précisément le sens de la démarche de responsabilité populationnelle : dépasser les logiques d’organisation cloisonnées pour mieux répondre aux besoins de santé sur un territoire. Là où elle est mise en œuvre, les résultats sont déjà tangibles. Dans les territoires pionniers engagés dans cette dynamique, la part d’admissions par les urgences pour les patients diabétiques de type 2 est ainsi passée de 21 % à 12 %, tandis que la part des séjours ambulatoires a progressé de 37 % à 61 %, pour un coût inférieur à 6 %.

La responsabilité populationnelle prouve ainsi qu’une transformation systémique peut émerger par le terrain.

Mais ces transformations ne pourront se faire sans une vision nationale claire et durable. Le défi démographique impose d’agir dès à présent. À l’horizon 2050, la France comptera près de 23 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit cinq millions de plus qu’aujourd’hui. Anticiper la perte d’autonomie, renforcer les équipes et diversifier les solutions d’accompagnement doivent relever d’une stratégie nationale de long terme.

C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France plaide pour l’adoption d’une véritable loi de programmation « Grand âge », seule capable de donner aux acteurs de terrain la visibilité et les moyens nécessaires pour accompagner la transition démographique.

Les 60 ans de SantExpo offriront, à cet égard, une occasion privilégiée de se projeter vers l’avenir et de partager une conviction simple : l’égalité d’accès aux soins ne se décrète pas, elle se construit.

Rendez-vous du 19 au 21 mai pour une édition placée sous le thème : « L’excellence en santé, un engagement pour toutes les générations. »

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À la une

Le modèle populationnel s’affirme en France

La responsabilité populationnelle s’impose progressivement comme un modèle essentiel pour répondre aux défis actuels du système de santé. Depuis les premières expérimentations menées en 2018 et son inscription dans la loi du 24 juillet 2019, son déploiement s’est accéléré et une vingtaine de territoires s’en sont aujourd’hui emparés. Le modèle s’institutionnalise à travers les conventions de CPTS, le développement de réseaux régionaux, son intégration dans les projets d’établissement, ainsi que le soutien renforcé des ARS. La responsabilité populationnelle progresse également dans la formation des professionnels de santé, condition indispensable pour transformer durablement les pratiques. Tour d’horizon des initiatives, des leviers d’action et des perspectives offertes par ce modèle en plein essor.

Prendre soin des soignants

La santé des professionnels hospitaliers constitue aujourd’hui un enjeu central pour la qualité et la pérennité du système de soins. Ce dossier analyse les facteurs de risques auxquels sont confrontés les soignants, et met en lumière l’importance d’une meilleure compréhension de ces derniers pour structurer des politiques de prévention efficaces et adapter les démarches de prévention aux réalités du terrain. Une attention particulière est portée à la santé des femmes et des soignantes, enjeu majeur dans un secteur fortement féminisé. Ensemble, ces articles soulignent qu’améliorer la santé des professionnels est un levier essentiel, non seulement pour la pérennité du système de santé et la qualité des soins, mais également pour la diffusion d'une "culture de la prévention" auprès des soignants, des patients et de leur entourage.

Achats hospitaliers : sécuriser, anticiper, s’adapter

Alors que la pandémie de Covid‑19 a mis en lumière les fragilités des chaînes d’approvisionnement, la fonction achats s’impose désormais comme un levier stratégique majeur pour renforcer la souveraineté, la performance et la résilience du système de santé. Les nouvelles feuilles de route 2025‑2027 de la DGOS et de la DGCS, ainsi que les baromètres récemment publiés, témoignent de cette transformation profonde dans le sanitaire comme dans le médico‑social. Porté par les enseignements du projet européen ProCure, le secteur s’attelle aujourd’hui à repenser ses pratiques pour sécuriser les flux, stimuler l’innovation et répondre aux défis géopolitiques, climatiques et économiques qui redessinent les circuits logistiques.
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BAROMÈTRE DE L’ACCÈS AUX SOINS

La santé des femmes. Quand prendre soin des autres fait s’oublier soi-même

Un an après une première étude confirmant l’impact des biais sexistes sur les diagnostics et les soins*, la nouvelle enquête FHF/Ipsos** met en lumière un paradoxe préoccupant : celles qui s’occupent le plus de la santé des autres sont aussi celles qui prennent le moins soin de la leur. « À l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes 2026, cette enquête nous rappelle une responsabilité collective : mieux prendre en compte la santé des femmes, encore trop souvent invisibilisée », affirme Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF. Une charge mentale et sanitaire La quasi totalité des femmes interrogées déclare prendre en charge au moins une tâche liée à la santé du foyer. Une responsabilité qui a un impact négatif sur le bienêtre et l’équilibre psychologique de près de six femmes sur dix, une proportion qui atteint huit femmes sur dix chez les mères de moins de 30 ans. Une santé reléguée au second plan Près d’un quart des femmes déclare ne jamais ou rarement effectuer les dépistages suggérés (frottis cervicoutérin, mammographie). Et plus de six femmes sur dix ne réalisent pas systématiquement leur examen de contrôle gynécologique. Des chiffres qui mettent en évidence des difficultés persistantes en matière de prévention, en particulier chez les jeunes. Un déficit d’écoute et d’information Plus de deux femmes sur cinq déclarent avoir déjà subi une minimisation ou une banalisation de leurs douleurs par un professionnel de santé parce qu’elles étaient une femme. Une réalité particulièrement vécue par les femmes de moins de 30 ans (69 %). En parallèle, le sentiment de ne pas être suffisamment écoutée et informées par les professionnels de santé accompagne une partie des femmes à différentes étapes de leur vie, notamment à la puberté, après une grossesse ou au moment de la ménopause.

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RAPPORTS IGAS/IGF

L’urgence de repenser durablement l’organisation des soins dans les territoires

Dans deux rapports publiés le 18 février, les Inspections générales des affaires sociales (IGAS) et des finances (IGF) objectivent les déterminants de la situation financière des établissements de santé et préconisent un plan de consolidation de l’hôpital public à l’échelle des GHT. Le rapport 2025007R de l’IGAS évalue l’impact financier des revalorisations salariales du Ségur de la santé, des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires et du coût de la forte inflation des années 2022 et 2023. L’IGAS aboutit à l’estimation d’un sousfinancement annuel cumulé de 1,7 Md€ à fin 2024, hors impact de l’inflation. Le rapport IGFIGAS décrit une « situation financière d’une gravité inédite » pour les établissements publics de santé, cinq ans après la crise Covid. Face à cette situation les auteurs recommandent « une transformation de l’organisation hospitalière territoriale [et] un changement d’échelle ». Un plan de consolidation qui serait ainsi « piloté à l’échelle nationale par le Premier ministre, décliné à l’échelle régionale par les ARS en engageant les GHT à travers des contrats de consolidation préparés et signés par eux ». Dans un communiqué publié le 19 février, la FHF prend acte des conclusions du rapport de l’IGAS qui « valide les ordres de grandeur avancés par la FHF en matière de sous-financement des mesures de ressources humaines », même si elle regrette que la mission n’ait pas pu être « pleinement conclusive quant au sous-financement lié à l’inflation ». En parallèle, la FHF estime qu’une part significative des constats relatifs à la productivité doit « être recontextualisée à l’aune de la reprise observée en 2024 et 2025, marquée par une croissance de l’activité de + 4 % ». Elle rappelle que « malgré un cadre budgétaire extrêmement contraint, l’hôpital public continue de démontrer sa performance ». Face à la dégradation des comptes hospitaliers, « la consolidation du système de santé appelle des réformes profondes de son organisation et de son pilotage », avec des solutions « avant tout territoriales » affirme la FHF, qui appelle à « ouvrir un débat responsable, fondé sur les faits, au service de l’accès aux soins et de la pérennité du système de santé ». Rapport IGAS 2025-007R/Rapports IGF 2025-E-023-02/IGAS 2025-030R, publiés le 18/02/2026.

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DREES

Élargir l’offre médico-sociale : un impératif à l’horizon 2050

En 2050, près de 23 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus vivront en France, soit 5 millions de plus qu’en 2021. 738 000 personnes supplémentaires seraient en perte d’autonomie en 2050. En se basant sur ces projections (données du modèle Lieux de vie et autonomie [LIVIA] rendues publiques en décembre 2025), la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) évalue les besoins à venir. Selon cette étude, conserver les pratiques actuelles d’entrée en Ehpad des personnes âgées en perte d’autonomie supposerait de créer 365 000 places supplémentaires entre 2021 et 2050, qui s’ajouteraient aux 640 000 existantes en 2021. À défaut, les Ehpad seraient contraints de se spécialiser dans l’accueil des personnes âgées les moins autonomes et le besoin d’habitat intermédiaire pour les seniors serait alors multiplié par 4,6 d’ici à 2050. En parallèle, le nombre de personnes âgées qui vivent en logement ordinaire ou en résidence autonomie bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile augmenterait de plus de 60 %. Le nombre d’emplois en équivalent temps plein (ETP) d’aides à domicile suivrait la même tendance. Au total, pour prodiguer les soins de base aux personnes âgées en perte d’autonomie à domicile ou en Ehpad, entre 150 000 et 200 000 emplois supplémentaires seraient nécessaires en 2050. Drees, Études et résultats, n° 1365, 05/02/2026

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CCNE

États généraux de la bioéthique 2026

Le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) a lancé fin janvier les États généraux de la bioéthique 2026. Démarche nationale de réflexion collective, ces États généraux sont une des étapes préalables à la révision de la loi de bioéthique, qui a lieu tous les sept ans, la dernière datant de 2021. Présidée par JeanFrançois Delfraissy, cette édition accorde une place renforcée aux jeunes (à travers des outils et formats adaptés, notamment numériques), et aux territoires (afin que le débat prenne en compte la diversité des situations locales, y compris en outremer). De nouveaux champs de réflexions seront ouverts en 2026 : la sobriété en médecine, les enjeux de la prévention en santé, et la santé en outremer. Lancés en janvier, les débats auront lieu jusqu’en mai. En juin, une publication de la synthèse des contributions citoyennes sera rendue publique, avant la publication de l’avis du CCNE, prévue à l’automne.

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ACTEURS DE LA FRENCH CARE

Next Gen Leaders en santé, lauréats 2026

Les Acteurs de La French Care ont lancé en 2025 le programme Next Gen Leaders en Santé, visant à identifier et promouvoir les jeunes talents qui transforment le secteur de la santé dans cinq domaines : Académique, Biotech, Medtech, Numérique en Santé et Système de Santé. Le jury, composé d’acteurs publics et privés du secteur (notamment Bpifrance, la FHF, PariSanté Campus et l’AIS) ont désigné les lauréats 2026 lors d’une soirée dédiée le 5 mars à PariSanté Campus. Parmi ces derniers, dans la catégorie « système de santé », Julie Dupouy, médecin généraliste et professeure des universités, est reconnue pour ses travaux visant à améliorer la prise en charge des patients vulnérables et à structurer la recherche en soins primaires, aux niveaux local, régional et national. Dans cette même catégorie, Nicolas Salvi, directeur du CH de Valenciennes, du CH de Fourmies et du GHT des Hôpitaux Hainaut Cambrésis, est primé pour sa politique RSE intégrant durablement la transition environnementale.

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Grand AngleExplorer

Le modèle populationnel s’affirme en France

La responsabilité populationnelle s’impose progressivement comme un modèle essentiel pour répondre aux défis actuels du système de santé. Depuis les premières expérimentations menées en 2018 et son inscription dans la loi du 24 juillet 2019, son déploiement s’est accéléré et une vingtaine de territoires s’en sont aujourd’hui emparés. Le modèle s’institutionnalise à travers les conventions de CPTS, le développement de réseaux régionaux, son intégration dans les projets d’établissement, ainsi que le soutien renforcé des ARS. La responsabilité populationnelle progresse également dans la formation des professionnels de santé, condition indispensable pour transformer durablement les pratiques. Tour d’horizon des initiatives, des leviers d’action et des perspectives offertes par ce modèle en plein essor.

Vulnérabilités – Inventer la solidarité de demain

Le vieillissement démographique, la hausse des situations de vulnérabilité et la baisse de la natalité fragilisent notre système de santé et appellent à renforcer nos solidarités. Plusieurs parcours de vie illustrent ces enjeux : la transition à l’âge adulte des jeunes en situation de handicap sévère, l’accompagnement des enfants avec troubles du neurodéveloppement ou la protection des majeurs vulnérables en EHPAD. Le service social hospitalier et les aidants jouent un rôle clé dans la continuité et l’humanisation des parcours, tandis que la mobilisation citoyenne et intergénérationnelle – à travers le service civique solidarité seniors, le dispositif Origami ou la campagne ciblée sur l’entourage menée lors de Mars Bleu 2025 – constitue un levier essentiel pour répondre à ces fragilités.

Médico-social, un secteur en mouvement

Près de 2,8 millions de personnes de 60 ans et plus sont attendues d’ici 2050. En 2022, en France métropolitaine, 28 % des plus de 15 ans vivant à domicile déclaraient une limitation fonctionnelle sévère. Ces chiffres de la Drees révèlent l’ampleur des besoins auxquels le secteur doit répondre. Parallèlement, les attentes évoluent, avec une volonté croissante d’inclusion et de participation à la vie sociale. Si la promesse d’une réforme systémique des politiques de l’autonomie et du grand âge ne s’est pas encore concrétisée, plusieurs évolutions structurantes émergent, témoignant d’un secteur dynamique et en constante adaptation.
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Prendre soin des soignants

La santé des professionnels hospitaliers constitue aujourd’hui un enjeu central pour la qualité et la pérennité du système de soins. Ce dossier analyse les facteurs de risques auxquels sont confrontés les soignants, et met en lumière l’importance d’une meilleure compréhension de ces derniers pour structurer des politiques de prévention efficaces et adapter les démarches de prévention aux réalités du terrain. Une attention particulière est portée à la santé des femmes et des soignantes, enjeu majeur dans un secteur fortement féminisé. Ensemble, ces articles soulignent qu’améliorer la santé des professionnels est un levier essentiel, non seulement pour la pérennité du système de santé et la qualité des soins, mais également pour la diffusion d'une "culture de la prévention" auprès des soignants, des patients et de leur entourage.

Accompagner les parcours professionnels

L’absentéisme, le handicap et le maintien dans l’emploi constituent des enjeux majeurs pour la fonction publique hospitalière, au croisement des conditions de travail, de la qualité de vie au travail et de la continuité du service public. Loin des idées reçues, l’absentéisme doit être analysé à l’aune des réalités du travail hospitalier et des parcours professionnels. L’accompagnement des agents en situation de handicap, porté notamment par le rôle structurant des référents handicap, s’impose comme un levier essentiel d’inclusion et de prévention des ruptures. La période de préparation au reclassement illustre cette approche anticipatrice, en offrant des solutions concrètes pour prévenir la désinsertion professionnelle. Ensemble, ces dispositifs dessinent une politique RH plus humaine, plus préventive et plus durable au service des agents et des établissements.

Prix de l’innovation RH : les lauréats 2025

Les Prix de l’Innovation en Ressources Humaines récompensent et mettent en valeur des actions innovantes des établissements publics en matière de politique de Ressources Humaines, pour le personnel médical comme non médical. Ils sont décernés par la Fédération hospitalière de France (FHF), l’Association pour le développement des ressources humaines dans les établissements sanitaires et sociaux (adRHess) et la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH). Quatre établissements ont été distingués à l’occasion des Rencontres RH de la santé, le 29 septembre 2025 à Paris : découvrez leurs initiatives dans ce dossier spécial.

Solution CRM : l’alliée de taille de vos campagnes de fin d’année !

La fin de l’année est une période cruciale pour les établissements de santé, les Instituts de recherche et les associations dans leur ensemble. En effet, 60 % des dons sont collectés au cours du dernier trimestre de l’année (source : benchmark iRaiser 2023 vs. 2022). C’est à ce moment que le volume de dons atteint son apogée, en grande partie en raison du calendrier fiscal et de l’élan de générosité associé à la période.

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Thérapies géniques : les perspectives d’un laboratoire de pointe

Quels sont les enjeux et les espoirs actuels suscités par les nouvelles thérapies géniques ? Leader mondial du secteur, Orchard Therapeutics propose de nouvelles solutions. Nous avons fait le point avec Cécile Sourdon, directrice générale d’Orchard Therapeutics France.

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Une radiologie à la fois performante, durable et inclusive : la vision intégrée de Fujifilm Healthcare

Devenue l’un des leaders mondiaux des équipements d’imagerie, Fujifilm Healthcare
réaffirme son ambition de rendre la radiologie plus accessible, plus écoresponsable et
plus centrée sur les besoins réels des patients. En s’appuyant sur une innovation technologique
continue, le groupe développe des solutions adaptées à tous les territoires et à
toutes les typologies de patients, tout en conciliant excellence clinique, sobriété énergétique
et inclusion.

Sponsorisé par Fujifilm Healthcare

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Numih France : une métamorphose au service d’un numérique hospitalier souverain, éthique et sécurisé

Né de la fusion entre le Mipih et le SIB, Numih France s’impose comme un acteur public de référence dans le domaine du numérique en santé. En conjuguant innovation, ancrage territorial et valeurs de service public, ce nouveau groupement d’intérêt public (GIP) porte une vision d’excellence, pragmatique et souveraine de la transformation numérique des établissements de santé.

Sponsorisé par Numih France

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Réflexions hospitalièresExplorer

Cancer et travail : séquelles invisibles et risque statutaire

Les séquelles du cancer, qu’elles soient liées à la maladie ou aux traitements, constituent un angle mort du retour et du maintien dans l’emploi. Fatigue, troubles cognitifs, douleurs et vulnérabilité émotionnelle affectent durablement les capacités professionnelles, mais restent peu reconnues dans les entreprises, insuffisamment intégrées aux dispositifs d’accompagnement et difficilement articulées aux suivis oncologiques. À partir d’une expérience située au croisement de l’oncologie, du monde du travail et de l’accompagnement professionnel, cet article analyse comment l’invisibilité des séquelles produit un risque statutaire et fragilise les trajectoires professionnelles après cancer.

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Soigner un proche, une prise en charge comme une autre ?

Dans les hôpitaux, les situations de prise en charge d’un proche d’un personnel hospitalier ou d’un personnel lui-même dans les services sont fréquentes. Ces situations, qui ne sont pas anodines, et souvent source de difficultés, conduisent à interroger le bien-fondé de ces prises en charge, sur leur cadre réglementaire, les implications déontologiques et éthiques, et sur leurs répercussions sur les équipes de soin.

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Fluidifier l’aval des urgences : une unité d’hébergement temporaire de médecine

Pour répondre au problème de saturation de l’aval des urgences, le centre hospitalier de Valenciennes (CHV), établissement pivot du GHT Hainaut-Cambrésis, a créé en 2020 une unité d’hospitalisation de courte durée, hybride, et multispécialités. Cinq ans plus tard, cette unité a démontré son efficacité dans la fluidité des flux, la réduction des hébergements inappropriés, tout en étant équilibrée sur le plan médico-économique.

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Innovation & NumériqueExplorer

Opérationnaliser la responsabilité populationnelle : un enjeu d’organisation plus que de technologie

La responsabilité populationnelle s’affirme peu à peu comme un modèle clé pour améliorer prévention, coordination et qualité des soins. Contrairement aux idées reçues, sa mise en oeuvre ne nécessite pas une révolution technique, mais sur une meilleure structuration des données déjà présentes, pour la plupart, dans les systèmes d’information hospitaliers et territoriaux.

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REGARDS CROISÉS

Financement de l’innovation – Quelles perspectives pour 2026 ?

Alors que la ministre de la Santé vient de lancer la stratégie nationale « Intelligence artificielle et données de santé » 2025-2028, David Sainati, coresponsable de la DNS, partage avec Laurent Pierre, conseiller numérique à la FHF, et Quentin Poitou, directeur du fonds FHF pour la recherche et l’innovation, l’impératif d’une gouvernance et d’un modèle de financement basés sur les besoins cliniques et organisationnels, pour l’adoption et le déploiement à grande échelle de la data et de l’IA.

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Souveraineté numérique

Le terme « souveraineté » a longtemps été réservé aux frontières, à la monnaie, à l’armée. Aujourd’hui, il revient avec une résonance nouvelle dans de nombreux champs : souveraineté d’un peuple, sur son territoire en Ukraine et à Gaza ; souveraineté du corps, dans les débats sur le droit à mourir dignement ; souveraineté des citoyens sur son gouvernement, fondement de notre démocratie ; souveraineté économique dans les arbitrages de politiques publiques. C’est dans ce contexte que l’on parle désormais de souveraineté numérique, un nouvel espace où se joue tout autant notre liberté collective que notre capacité à débattre, décider, soigner.

Médecine nucléaire

Longtemps confidentielle, la médecine nucléaire thérapeutique s’impose aujourd’hui comme un pilier de l’oncologie moderne, incarnant un modèle de médecine de précision.

Vent d’IA sur l’hôpital public

Face à des investissements industriels colossaux et à une injonction à « adopter vite », les hôpitaux doivent plus que jamais garder la main sur leurs outils afin de préserver la pertinence clinique, la souveraineté des données, la soutenabilité budgétaire, et non pas devenir simples consommateurs d’algorithmes.

Évaluation des innovations en santé

L’innovation ne se résume pas aux seules avancées technologiques spectaculaires : elle englobe toute solution susceptible d’apporter une amélioration. Toutefois, cette amélioration est toujours relative à son contexte : une solution perçue comme innovante dans un établissement peut être considérée comme obsolète dans un autre, où les pratiques sont déjà optimisées. C’est pourquoi l’évaluation de l’innovation est essentielle pour objectiver sa valeur et son impact.
AutonomieExplorer
Le patient acteur de la transformation du système de santé

L’expérience patient au service de la déprescription

Au CHU de Poitiers, site de Loudun, dans les services d’USLD et d’EHPAD, les freins et peurs liés à la déprescription sont, de façon contre-intuitive, davantage observés du côté des soignants. Pour changer leurs regards, l’expérience patient est un levier efficace qui permet d’envisager une amélioration de l’accompagnement des patients et des pratiques.

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Vulnérabilités, inventer la solidarité de demain

Majeurs protégés en EHPAD – Un engagement collectif pour mieux les accompagner

Dans un contexte où les fragilités s’accentuent avec l’âge, l’EHPAD est un lieu clé pour garantir une protection adaptée des majeurs vulnérables. La réponse à l’enjeu de personnalisation des mesures de protection ne relève pas d’un simple principe affiché : elle résulte d’un processus mûri, concerté et progressivement structuré. La dynamique engagée au centre hospitalier de Saint-Quentin s’appuie sur un véritable partage de compétences entre la directrice de l’EHPAD et la mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) préposée d’établissement. Cet engagement collectif répond ainsi aux objectifs de préservation de la dignité et du pouvoir d’agir.

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ACCOMPAGNER LES PARCOURS PROFESSIONNELS

Accompagner les agents en situation de handicap – Le rôle central des référents handicap

Dans un contexte où les établissements hospitaliers sont confrontés à des situations de vulnérabilité multiples parmi leurs professionnels, l’accompagnement du handicap s’affirme comme un levier majeur d’inclusion au travail. Soutenus par un cadre réglementaire rénové, les référents handicap occupent une place stratégique pour sensibiliser, coordonner et accompagner les professionnels ainsi que les collectifs de travail. Autour d’eux, les ressources handicap mutualisées consolident une dynamique collective au service de la diversité dans la fonction publique hospitalière.

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Droit & JurisprudenceExplorer

Panorama de jurisprudence

Refus de soins du patient dans le cadre d’une urgence vitale : de la nécessité pour le praticien de prendre en compte le contexte dans lequel le refus de soins a été opposé… Conseil d’État, 27 novembre 2025, n° 469793 Il n’est pas sans dire que la présente décision était attendue par les praticiens hospitaliers et les juristes, dont tous espéraient une clarification par la Haute Juridiction administrative de la conduite à tenir face à un patient, qui dans le cadre d’une urgence vitale, refuse le traitement proposé, comme en l’espèce, une transfusion sanguine. Si la loi du 4 mars 2002 a consacré le droit pour le patient de refuser un traitement médical1 et de faire savoir sa volonté, dans l’hypothèse où il serait un jour hors d’état de l’exprimer, dans le cadre de directives anticipées (art.L.1111-11 CSP), le juge administratif avait néanmoins admis que ce droit fondamental laissé au patient de donner son consentement à un traitement médical n’excluait pas la possibilité pour les médecins, et après avoir essayé de le convaincre d’accepter les soins nécessaires, d’accomplir un acte indispensable à sa survie et proportionné à son état2. Au regard de la solution adoptée par le Conseil d’État, il n’est pas certain que la décision réponde aux attentes. En l’espèce, une patiente de 37 ans est admise dans un établissement hospitalier pour y subir une ablation de la vésicule biliaire. Préalablement à son admission, elle avait fait connaître sa qualité de témoin de Jéhovah pour s’opposer à toute transfusion sanguine et avait communiqué un document écrit intitulé « Instructions médicales circonstanciées », détaillant pour elle les procédures médicales acceptables ou inacceptables. À l’occasion de l’intervention survient une perforation accidentelle de l’artère iliaque qui conduit à une hémorragie massive ne pouvant être compensée par le mécanisme d’autotransfusion mis en place avec l’accord de la patiente. Le pronostic vital de celle-ci étant engagée, une première transfusion est réalisée au bloc opératoire et une seconde, le même jour, en réanimation. Dans les suites de son hospitalisation, l’intéressée présente une sévère anémie compliquée d’une dégradation de la fonction respiratoire qui engage, là encore, son pronostic vital. Malgré le refus réitéré de la patiente, une troisième transfusion lui est administrée sur décision médicale collégiale et à son insu, après qu’elle a été sédatée. La patiente n’apprendra l’existence de cette dernière transfusion qu’un an plus tard, à l’occasion de la communication, à sa demande, de son dossier médical. La patiente sollicite alors l’indemnisation de ses préjudices pour avoir été transfusée sans son consentement. Le juge d’appel3 valide l’emploi des deux premières transfusions au motif que la situation d’urgence vitale ne permettait pas de s’assurer d’une réitération dans un délai raisonnable du refus de traitement et justifiait de s’écarter des directives anticipées. En revanche, la dernière transfusion est déclarée fautive compte tenu du refus réitéré de la patiente en toute connaissance des risques qu’elle prenait sur sa santé. Saisi par la patiente et l’établissement hospitalier, le Conseil d’État va finalement confirmer l’analyse des juges du fond sur l’appréciation des transfusions. Concernant les deux premières transfusions, il estime que la cour a pu valablement estimer que leur réalisation n’était pas fautive dès lors qu’elles étaient indispensables et proportionnées à l’état de la patiente malgré le fait qu’elles ne respectaient pas les termes des directives de la patiente. Pour justifier cette solution, il valide l’argumentation des juges du fond selon laquelle « le contexte dans lequel la patiente avait exprimé sa volonté de ne pas avoir recours aux transfusions sanguines alors qu’elle s’apprêtait à subir une opération qui présentait un caractère ordinaire, qu’elle n’était pas personnellement exposée au risque d’hémorragie, qu’elle n’avait pas été informée du risque, connu, mais rare, de perforation de l’artère iliaque et qu’une assurance lui avait été donnée qu’elle pourrait bénéficier, en cas de besoin, d’un dispositif de transfusion autologue, ne lui permettait pas d’envisager effectivement la réalisation d’un risque mortel d’hémorragie requérant une transfusion urgente en cours d’intervention ». Autrement dit, l’urgence lié à l’engagement du pronostic vital et la méconnaissance de la patiente des risques graves de l’intervention lorsqu’elle a exprimé sa volonté dans cette situation étaient de nature à légitimer le traitement médical entrepris en raison du doute sur le choix qu’elle aurait exprimé si elle avait été correctement informée des risques de l’intervention. En revanche, s’agissant de la troisième transfusion, le Conseil d’État confirme son caractère fautif, alors même qu’elle visait à sauver une vie, dès lors qu’à la date de sa réalisation « la patiente avait recouvré sa conscience, qu’elle avait été informée de manière circonstancié du fait que le refus d’une nouvelle transfusion l’exposait à un risque de décès à court terme […], et qu’elle avait néanmoins redit, à plusieurs reprises, son refus de toute transfusion aux médecins, le caractère catégorique de ce refus ayant conduit ces derniers à la placer sous sédation pour l’empêcher de s’opposer à cet acte médical ». Sur les préjudices, le Conseil d’État annule la décision des juges du fond qui avaient accordé 3 000 € au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence subis. Pour la Haute Juridiction, dès lors que l’acte médical en cause n’a eu pour seules conséquences que de sauver la vie du patient, il n’est pas possible d’allouer une indemnisation au titre des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation ne peut être limitée qu’à un préjudice moral sanctionnant la violation au droit du patient de refuser les soins prodigués. Une somme de 3 000 € est allouée à ce titre. Finalement, le Conseil d’État a tenté une nouvelle fois de concilier le serment d’Hippocrate de sauver des vies et le droit du patient à consentir aux soins. Résultat : on est plus proche d’un arrêt d’espèce que d’un arrêt de principe…

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IA à l’hôpital – Mettre un peu de sécurité juridique dans tout ça ?

Les personnalités naturellement résistantes au changement en seront pour leurs frais. L’intelligence artificielle (IA) est sans conteste l’un des termes les plus employés de cette année 2025 : un levier, un outil, une opportunité… à la portée de toutes les mains… et de tous les claviers. L’hôpital n’y échappe pas, tant les occasions sont nombreuses pour les professionnels de s’en saisir dans leur pratique professionnelle. Reste que l’IA à l’hôpital touche souvent, et par nature, un matériau sensible d’un point de vue juridique : le patient et, à travers lui, la donnée médicale (mais pas seulement). Alors, pour que les opportunités ne se transforment pas en chausse-trapes, cet article propose d’identifier les pièges, afin d’initier une démarche d’intégration sécurisée de l’IA dans la pratique hospitalière.

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Panorama de jurisprudence

Obligation vaccinale : une attestation mensongère vaut mise en danger de la vie d’autrui. Cour de cassation, Crim, 28 octobre 2025, n° 25-82 617 Un enfant de 9 ans déclare le tétanos dans des conditions de nature à suggérer un manquement à l’obligation vaccinale. L’instruction pénale révèle que le médecin consulté aux 2 ans de l’enfant par les parents pour la réalisation du vaccin a sciemment omis d’injecter les doses et a porté de manière mensongère sur le carnet de santé la mention de la vaccination. Condamné pour mise en danger de la vie d’autrui 1 à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à une interdiction définitive d’exercer la médecine, il soutient dans son pourvoi en cassation que le respect de l’obligation vaccinale pesait en l’espèce sur les parents et qu’à ce titre, le délit de mise en danger de la vie d’autrui qui se caractérise par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou un règlement ne pouvait lui être reproché. Son pourvoi est rejeté. Pour la Cour de cassation, l’article L.3 111-5 du CSP, qui fait obligation au médecin ou à la sage-femme effectuant une vaccination obligatoire de déclarer cette opération, et le cas échéant d’en faire mention sur le carnet de santé, impose à ce professionnel une obligation particulière de prudence ou de sécurité, dont l’objet est de garantir l’efficacité et le suivi de mesures édictées afin de protéger la santé publique. Dès lors, la cour d’appel a justifié sa décision. Bloc opératoire : lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers, l’anesthésiste doit être présent. Cour de cassation, 1re civ, 15 octobre 2025 n° 24-16 873 À l’occasion d’un conflit entre une clinique privée et un médecin anesthésiste libéral, la Cour de cassation a été amenée à interpréter les dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP qui prévoit les conditions dans lesquelles les infirmiers anesthésistes exercent leurs activités sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste. En l’espèce, la clinique reproche au médecin sa pratique consistant à prendre en charge simultanément trois patients, l’un en consultation préopératoire dans les étages de la clinique, les deux autres sous la surveillance de deux infirmiers anesthésistes au bloc opératoire, où il n’est pas physiquement présent. Débouté devant les juges du fond, le médecin invoque au moyen de sa demande de cassation le fait que, selon lui, si l’article R. 4 311-12 du CSP prévoit que le médecin doit être présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie et doit pouvoir intervenir à tout moment, il n’impose pas que le médecin soit en permanence présent au bloc opératoire. Son pourvoi est rejeté. La Cour de cassation relève que selon l’article R. 4 311-12 du CSP, l’infirmier anesthésiste exerce ses activités sous le contrôle exclusif d’un médecin anesthésiste réanimateur, sous réserve que ce médecin soit présent sur le site où sont réalisés les actes d’anesthésie ou la surveillance post-interventionnelle et puisse intervenir à tout moment. Dès lors, pour la Cour, c’est à bon droit que les juges d’appel en ont déduit que lorsque des actes d’anesthésie ou de surveillance post-interventionnelle sont réalisés par des infirmiers anesthésistes, le médecin anesthésiste doit être dans le bloc opératoire, et non dans les étages de l’établissement ou en consultation afin de se libérer immédiatement pour faire face à une urgence vitale lors d’une intervention. Sur le plan des responsabilités, nul doute que le non-respect des dispositions de l’article R.4 311-12 du CSP telles que désormais interprétées par la Cour de cassation est de nature à engager la responsabilité civile ou administrative de l’établissement de santé pour défaut d’organisation du service.

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Le Cahier THExplorer

Achats hospitaliers : sécuriser, anticiper, s’adapter

Alors que la pandémie de Covid‑19 a mis en lumière les fragilités des chaînes d’approvisionnement, la fonction achats s’impose désormais comme un levier stratégique majeur pour renforcer la souveraineté, la performance et la résilience du système de santé. Les nouvelles feuilles de route 2025‑2027 de la DGOS et de la DGCS, ainsi que les baromètres récemment publiés, témoignent de cette transformation profonde dans le sanitaire comme dans le médico‑social. Porté par les enseignements du projet européen ProCure, le secteur s’attelle aujourd’hui à repenser ses pratiques pour sécuriser les flux, stimuler l’innovation et répondre aux défis géopolitiques, climatiques et économiques qui redessinent les circuits logistiques.

Le patient acteur de la transformation du système de santé

Les Journées internationales de la qualité hospitalière et en santé (JIQHS), organisées par la Fédération hospitalière de France, constituent un temps fort de partage et de valorisation des démarches qualité menées dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Pour leur 26ᵉ édition, les JIQHS mettent en lumière des initiatives innovantes plaçant l’expérience patient, l’engagement des usagers et le partenariat patient-professionnel au cœur des pratiques. pour faire de la qualité un levier de transformation durable du système de santé. Retrouvez dans ce dossier les sept projets inspirants sélectionnés en 2025.

Pertinence, du concept à la pratique

La pertinence des soins, démarche de qualité, sécurité des soins et d’équité, se trouve au croisement de l’éthique médicale, de la performance organisationnelle et de la soutenabilité environnementale. Alors que les HCL l'ont inscrite au cœur de leur projet d’établissement, de jeunes docteurs partagent leurs initiatives, menées dans des établissements sanitaires et médico-sociaux publics, et primées par les Prix de thèse "Pertinence des soins et des parcours" portés par la Fédération Hospitalière de France (FHF).

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